• Marie Chaput

Mets de l'huile coco !

De plus en plus à la mode, l’huile de coco connait un regain depuis une dizaine d’années.

L’huile de coco s’impose de plus en plus : neutre en goût, elle serait idéale pour cuisiner et notre santé.

De nombreuses publications font mention de l’huile de coco vierge. Or, il existe également l’huile de coco raffinée, blanchie et désodorisée (RBD).

L’huile de coco RDB a une couleur jaune pâle, elle n’a pas d’odeur particulière et est légèrement salée. C’est la plus utilisée dans l’industrie cosmétique.

L’huile de coco vierge vient du fait que l’huile est « vierge » de tout processus de raffinage. Cette huile est presque incolore et possède légère odeur de noix de coco. Son goût sucré est assez distinguable.

Avant de l’ajouter à votre liste de courses, petit décryptage de ce produit !

L’huile de coco, c’est quoi ?

L’huile de coco, également appelé l’huile de coprah et provient du fruit du cocotier.

Commercialement, il s’agit de la « végétaline » : une matière grasse de cuisson composée d’huile de coco hydrogénée.

Contrairement aux autres corps gras d’origine végétale utilisés en cuisine, l’huile de coco est solide à température ambiance (si la T<25°C) et est issue de la chair de la noix de coco.


Petit point sur les huiles végétales pour commencer

Utilisée à chaud pour la cuisson ou à froid en assaisonnement, les huiles végétales rehaussent le goût des aliments.

D’un point de vue nutritionnel, il s’agit de l’aliment présentant la plus haute valeur énergétique (environ 900kcal pour 100ml) mais il ne faut pour autant les supprimer ni les surconsommer, ni ne consommer qu’une seule sorte d’huile.

Riche en acides gras essentiels, les huiles sont indispensables à notre équilibre nutritionnel et jouent un rôle déterminant au niveau de notre cerveau, de notre peau, de notre système cardio-vasculaire etc..

Contrairement aux graisses d’origine animale (beurre, crème fraiche ..) les matières grasses d’origines végétales ne contiennent pas de cholestérol.

Toutes les huiles végétales ne se valent pas d’un point de vue nutritionnel et aucune n’est parfaite. Ainsi une huile de noix ou de colza principalement constituée d’acides gras polyinsaturés aura des conséquences différentes d’une huile d’olive riche en mono-insaturés ou de coco constituée principalement d’acides gras saturés.



L’huile de coco, une huile qui à, certes, des atouts :


Contrairement aux matières grasses animales (beurre, crème fraiche, saindoux etc..), les matières grasses végétales ne contiennent pas de cholestérol. L’huile de coco ne déroge pas à la règle.


D’un point de vue nutritionnel, l’huile de coco vierge contient des tocophérol (la vitamine E), contrairement à l’huile de coco RDB. En effet, le processus de raffinage et de désodorisation abaisse considérablement la quantité de tocophérol présent dans l’huile (de 30 à 60% en moins).


Cette huile présente également une grande résistance à la chaleur, elle serait idéale pour les cuissons à haute température (friture par exemple).

Enfin, elle a une saveur de noix sucrée qui plait bien au goût et sa texture s’accorde bien à certaines préparations culinaires.



Mais attention :

Il faut savoir que toutes les huiles et les graisses sont composées de différents types d’acides gras en proportion différente et que ceux-ci ont chacun leurs qualités et leurs défauts.


L’huile de coco contient des acides gras saturés (ils sont également présents dans le beurre, la crème fraiche, le fromage, la viande etc.) et, en excès, ces acides gras saturés d’origine végétale ou animale pourraient contribuer au risque de développement des maladies cardio-vasculaire.


Depuis les années 70, les acides gras saturés sont pointés du doigt pour leurs effets néfastes sur la santé et plus particulièrement sur le système cardio-vasculaire : augmentation du LDL-cholestérol sanguin (le mauvais cholestérol), cardiopathie coronarienne, accident ischémique etc.



Quand le mythe s’effondre

Cependant, des études se sont multipliées ces dix dernières années afin de vérifier les conséquences des acides gras saturés sur le système cardio-vasculaire.

Entre 2009 et aujourd’hui, plusieurs méta-analyse réalisées sur plusieurs dizaines de milliers de personnes viennent confirmer les faits. Les résultats n’ont démontré aucun lien significatif entre les acides gras saturés et la santé cardio-vasculaire.


En revanche, les acides gras « trans » sont associés à la mortalité. Ce sont les trans d’origine industrielle (dans les produits transformés tels que viennoiseries, pizzas, quiches, margarines, barres chocolatées, certains plats cuisinés…) qui sont montrés du doigt : ils augmentent de 30 % le risque de maladie coronarienne et de 18 % la mortalité liée à cette maladie.`



En conclusion,

Au même titre que n'importe quel aliment, l'huile de coco doit être consommé avec modération dans le cadre d'une alimentation variée et diversifiée.

Il n’existe pas d’aliments parfaits ou mauvais, il est surtout conseillé de manger de tout en quantité raisonnable. Ainsi l’huile de coco n’est pas à supprimer de son placard, mais elle ne devrait pas non plus être consommée quotidiennement. Choisissez-la vierge, extraite à froid, et réservez-la à la cuisson de manière exceptionnelle en alternant avec d’autres huiles (colza, olive, lin, noix, sésame).

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